Notice de CARTEOL L.P. 2 %, collyre à libération prolongée en récipient unidose
collyre à libération prolongée
Indications — à quoi sert ce médicament
Classe pharmacothérapeutique: Agent bêta-bloquant - Carteol L.P. appartient à la classe des médicaments appelés bêta-bloquants. Il est utilisé pour le traitement local des maladies suivantes de l’œil: certaines formes de glaucome (glaucome chronique à angle ouvert), augmentation de la pression dans l’œil (ou les yeux) (hypertension intraoculaire).
Contre-indications
N’utilisez jamais Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose: si vous êtes allergique au chlorhydrate de cartéolol ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique six, si vous souffrez ou avez souffert par le passé de problèmes respiratoires tels que l’asthme, bronchite obstructive chronique (maladie grave des poumons qui peut causer une respiration bruyante, des difficultés à respirer et/ou une toux persistante), si vous avez un cœur lent, une insuffisance cardiaque ou des troubles du rythme cardiaque (battements cardiaques irréguliers), si vous souffrez de bradycardie (rythme cardiaque plus lent que la normale, c'est-à-dire < quarante-cinq à cinquante battements par minute), si vous souffrez d’un phéochromocytome non traité (production excessive d’hormones induisant une hypertension artérielle sévère).
Avertissements et précautions
Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant d’utiliser Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose si vous souffrez ou avez souffert: d’une maladie coronarienne (symptômes incluant des douleurs ou oppressions thoraciques, étouffement ou suffocation), d’une insuffisance cardiaque ou d’une hypotension, de troubles de la fréquence cardiaque tels qu’une bradycardie (battement cardiaque ralenti), de troubles respiratoires, d’asthme ou de bronchopneumopathie chronique obstructive (maladie des poumons pouvant causer étouffement, difficultés à respirer et/ou toux incessante), de troubles circulatoires périphériques tels qu’une maladie de Raynaud ou syndrome de Raynaud, de diabète, car le cartéolol peut masquer des signes et symptômes d’un faible taux de sucre dans le sang (hypoglycémie), de dysfonctionnement thyroïdien (par exemple une activité excessive de la glande thyroïde), car le Carteol L.P., collyre à libération prolongée en récipient unidose peut en masquer les signes et symptômes, un phéochromocytome traité, de psoriasis, d’une maladie de la cornée, un antécédent de réactions allergiques, une maladie du rein ou du foie. Avant une anesthésie chirurgicale, prévenez votre médecin que vous utilisez Carteol L.P., collyre à libération prolongée en récipient unidose, car le cartéolol peut modifier les effets de certains médicaments administrés durant une anesthésie. Pour contrôler que vous ne devenez pas résistant à l’efficacité thérapeutique du produit quand vous le prenez, vous devrez vous soumettre à des examens ophtalmiques réguliers en début de traitement et ensuite, toutes les quatre semaines environ. De plus, dans le cas de traitement au long cours, ces examens permettront de vérifier l’absence d’échappement thérapeutique (perte d’efficacité du médicament). Si vous portez des lentilles de contact: il est possible qu’un ralentissement de la production de larmes liée à cette classe de produit provoque une intolérance lors du port des lentilles de contact. Si vous présentez des dommages sévères de la cornée (couche transparente située à l’avant de l’œil) les phosphates peuvent causer, dans de très rares cas, des troubles de la vision en raison de l’accumulation de calcium pendant le traitement. La substance active de ce médicament peut induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
Enfants et adolescents
Ce collyre n’est pas recommandé chez les prématurés ou les nourrissons, les enfants ou les adolescents.
Interactions avec d’autres médicaments
Autres médicaments et Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament. Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose peut interagir avec d’autres médicaments que vous utilisez, y compris d’autres collyres dans le traitement du glaucome. Si vous prenez d’autres médicaments à administrer dans l’œil, vous devez: o administrer d’abord l’autre médicament ophtalmique, o puis attendre quinze minutes, o et administrer Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose, en dernier. Pour le traitement de certains types de glaucome (tel que glaucome à angle fermé), votre médecin peut aussi vous prescrire un collyre myotique. Une surveillance ophtalmologique est nécessaire en cas de traitement concomitant par Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose et par un collyre à base d’adrénaline/ épinéphrine (en raison du risque de dilatation de la pupille). Si vous prenez un bêta-bloquant par voie orale en même temps, il est souvent nécessaire d’ajuster la posologie de Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose. Bien que la quantité de bêta-bloquant atteignant le sang après application dans l’œil soit faible, vous devez garder à l’esprit les interactions observées avec les bêta-bloquants par voie orale: o L’utilisation d’amiodarone (utilisée pour le traitement des troubles cardiaques), de certains antagonistes du calcium (utilisés pour le traitement de l’hypertension, tels que diltiazem, fingolimod, ozanimod et vérapamil) ou d’autres bêta-bloquants (utilisés dans le traitement de l’insuffisance cardiaque) n’est pas recommandée. o Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie: palpitations et tachycardie. o Une augmentation du taux sanguin de lidocaïne (utilisée par voie intraveineuse) pourrait produire une augmentation du risque cardiaque et d’effets indésirables neurologiques. En cas d’utilisation de plusieurs médicaments topiques ophtalmiques, les administrations de médicament doivent être espacées d’au moins quinze minutes. Les pommades ophtalmiques doivent être administrées en dernier. Informez votre médecin si vous utilisez ou avez l’intention d’utiliser des médicaments pour diminuer la pression sanguine, des médicaments pour des maladies cardiaques ou des médicaments pour traiter un diabète ou une sclérose en plaques. Veuillez indiquer à votre médecin ou à votre pharmacien si vous prenez ou avez récemment pris un autre médicament, ou pourriez prendre tout autre médicament, y compris s’il s’agit d’un médicament obtenu sans ordonnance. Il/elle effectuera une surveillance spécifique, si nécessaire. Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose avec des aliments Sans objet.
Grossesse, allaitement et fertilité
Grossesse et allaitement Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.
Grossesse, allaitement et fertilité
Grossesse N’utilisez pas Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose si vous êtes enceinte, sauf si votre médecin le juge nécessaire. Il n’y a pas de données concernant l’utilisation du chlorhydrate de cartéolol chez la femme enceinte. Pour réduire l’absorption systémique voir rubrique trois. Allaitement N’utilisez pas Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose si vous allaitez car le chlorhydrate de cartéolol peut passer dans votre lait. Les bêta-bloquants sont excrétés dans le lait maternel. Cependant, aux doses thérapeutiques de chlorhydrate de cartéolol contenues dans le collyre, il est peu probable que la quantité passant dans le lait maternel suffise à provoquer les symptômes cliniques des bêta-bloquants chez le nourrisson. Pour réduire l’absorption systémique voir rubrique trois. Demandez conseil à votre médecin avant de prendre tout médicament durant l’allaitement.
Conduite et utilisation de machines
Conduite de véhicules et utilisation de machines Vous pouvez avoir des troubles de la vision après avoir administré ce produit dans l’œil/les yeux. Ne conduisez pas ou n’utilisez pas de machines sans avoir retrouvé une vision normale. Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose contient des phosphates Ce médicament contient zéro virgule zéro quatre neuf milligramme de phosphates dans chaque goutte ce qui équivaut à un virgule quatre milligramme par millilitre.
Comment le prendre
Ce médicament est destiné à être administré dans l’œil (voie oculaire). Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.
Posologie
Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose contient un excipient spécifique qui possède des propriétés physiques permettant une seule administration par jour. La dose recommandée est d’une goutte dans l’œil (les yeux) malade une fois par jour, le matin. Cependant, votre médecin peut décider d’ajuster la posologie, notamment si vous prenez des bêta-bloquants par voie orale (par la bouche) en même temps (voir rubrique deux « Autres médicaments et Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose »).
Mode d’administration
Si vous portez des lentilles de contact, vous devez les retirer avant d’appliquer Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose et attendre quinze minutes avant de les remettre. Pour une utilisation correcte de Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose: o Lavez-vous soigneusement les mains avant de pratiquer l'instillation du collyre, o Avant chaque nouvelle utilisation, retirez une unidose de la barrette, o Evitez le contact de l'embout du récipient avec l’œil ou les paupières, o Instillez une goutte dans l’œil/les yeux en regardant vers le haut et en tirant légèrement la paupière vers le bas, o Après l’administration du Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose, fermez l’œil/les yeux quelques secondes, o Puis appuyez avec un doigt sur le coin de votre œil situé du côté du nez pendant deux minutes. Cela permettra de réduire le passage du principe actif (cartéolol) dans le reste de votre organisme. o L’œil/les yeux fermé, essuyez proprement l'excédent de collyre. o Jeter le récipient unidose immédiatement après utilisation. o Ne pas réutiliser le récipient unidose déjà entamé. La quantité de collyre contenue dans une unidose est suffisante pour le traitement des deux yeux. Si vous prenez d’autres médicaments à administrer dans l’œil, o Appliquez l’autre médicament ophtalmique, o Attendez quinze minutes, o Instillez Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée, en dernier. Si votre médecin vous a prescrit Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose en remplacement d’un autre médicament, ce dernier doit être arrêté à la fin d’une journée complète de traitement. Vous devrez démarrer le traitement avec Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose, le lendemain, au dosage auquel il vous a été prescrit par votre médecin. Si vous avez l’impression que Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose, a un effet trop fort ou trop faible, parlez-en à votre médecin ou pharmacien. Ne pas injecter, ne pas avaler. Durée du traitement Suivez les instructions de votre médecin. Il/elle vous dira combien de temps vous devez utiliser Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose. N’interrompez pas votre traitement plus tôt. Si vous avez utilisé plus de Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose que vous n’auriez dû Si vous avez mis trop de gouttes dans l’œil/les yeux, rincez les yeux avec de l’eau claire. Si vous avez avalé accidentellement le contenu du flacon, il se peut que vous ressentiez certains effets, tels qu’une sensation d’étourdissement, difficulté à respirer ou que vous sentiez que votre pouls a ralenti. Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien. Si vous oubliez d’utiliser Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oubliée de prendre. Si vous arrêtez d’utiliser Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose Si vous interrompez votre traitement, la pression dans les yeux peut augmenter et entraîner une détérioration de votre vision. N’interrompez jamais votre traitement sans avoir auparavant consulté votre médecin ou pharmacien. Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.
Effets indésirables
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde. Vous pouvez généralement continuer à utiliser les gouttes, sauf si les effets sont graves. Si vous avez un doute, parlez-en à un médecin ou un pharmacien. N’arrêtez pas l’utilisation de Carteol L.P. deux pour cent, collyre à libération prolongée en récipient unidose sans en parler à votre médecin. Comme tout autre médicament administré dans l’œil (médicaments ophtalmiques appliqués en topique), le chlorhydrate de cartéolol peut être absorbé dans le sang. Ainsi, les effets indésirables des bêta-bloquants par voie orale peuvent être observés. La fréquence des effets secondaires, après application dans les yeux, est plus faible que lorsque les médicaments sont, par exemple, administrés par voie orale ou injectés. Les effets secondaires listés comprennent les réactions observées au sein de la classe des bêta-bloquants par voie ophtalmique. La fréquence des effets indésirables suivants est fréquente (peut affecter jusqu’à un patient sur dix) Signes et symptômes d’une irritation oculaire (par exemple brûlure), douleur oculaire (par exemple picotements), démangeaisons oculaires, larmoiement, rougeur oculaire, rougeur de la conjonctive, conjonctivite, irritation ou sensation de corps étranger dans l’œil (kératite). Troubles du goût. La fréquence des effets indésirables suivants est peu fréquente (peut affecter jusqu’à un patient sur cent) Sensation vertigineuse. Faiblesse musculaire ou douleur non causée par l’exercice (myalgie), crampes musculaires. La fréquence des effets indésirables suivants est rare (peut affecter jusqu’à un patient sur mille) Réaction positive des anticorps antinucléaires. Si vous souffrez de dommages sévères de la cornée (couche transparente située à l’avant de l’œil) les phosphates peuvent causer, dans de très rares cas, des troubles de la vision en raison de l’accumulation de calcium pendant le traitement (nuage). La fréquence des effets indésirables suivants est indéterminée (la fréquence ne peut être estimée à partir des données disponibles) Réactions allergiques y compris gonflement brusque du visage, des lèvres, de la bouche, de la langue ou de la gorge pouvant provoquer des difficultés pour avaler ou respirer, urticaire, éruption cutanée localisée et généralisée, démangeaisons, réaction allergique soudaine mettant en jeu le pronostic vital. Diminution du taux de sucre dans le sang. Difficulté à s’endormir (insomnie), dépression, cauchemars, diminution de la libido. Perte de connaissance, attaque cérébrale (accident vasculaire cérébral), diminution du flux sanguin dans certaines zones du cerveau, augmentation des signes et symptômes de myasthénie gravis (trouble musculaire), picotement ou engourdissement des mains et des pieds, fourmillements, maux de tête, perte de mémoire. Inflammation de la paupière (blépharite), vision trouble, troubles visuels après une chirurgie oculaire (décollement de la choroïde après chirurgie filtrante), diminution de la sensibilité de la cornée, œil sec, lésion de la couche supérieure du globe oculaire (érosion cornéenne), chute de la paupière supérieure ou inférieure, vision double, changement dans la réfraction (dû quelques fois à l’arrêt d’un traitement par un collyre myotique). Rythme cardiaque ralenti, palpitations, changement du rythme ou de la fréquence cardiaque, maladie cardiaque accompagnée de difficultés à respirer et de gonflement des pieds et des jambes dû à une accumulation de liquide (insuffisance cardiaque congestive), maladie cardiaque (bloc atrioventriculaire), infarctus, insuffisance cardiaque. Pression sanguine basse, syndrome de Raynaud, froideur des extrémités, douleur intermittente de la jambe à la marche (claudication intermittente). Bronchospasme (respiration sifflante ou difficulté à respirer – principalement chez les patients atteints d’une maladie bronchospastique pré-existante), souffle court (dyspnée), toux. Nausée, indigestion, diarrhée, sécheresse buccale, douleurs abdominales, vomissements. Chute des cheveux, éruption e couleur blanche argentée (éruptions psoriasiformes) ou aggravation d’un psoriasis, rash. Lupus érythémateux systémique. Dysfonctionnement sexuel, impuissance. Faiblesse ou douleur musculaire inhabituelle non causée par l’exercice (asthénie) ou fatigue, douleur dans la poitrine, accumulation de liquide (œdème). Déclaration des effets secondaires Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration: Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: https://signalement.social-sante.gouv.fr En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.
Conservation
Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants. N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le flacon après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois. Sans conditions particulières de conservation. Jetez le récipient unidose immédiatement après utilisation. N’utilisez pas ce médicament si vous remarquez des signes visibles de détérioration. Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.